Premiers Prix de thèse du ministère de l'Agriculture : le bon usage des antibiotiques et la sécurité sanitaire des aliments récompensés

Ces premiers Prix de thèse du ministère sont destinés à récompenser la recherche agronomique et vétérinaire.

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Lors de la première Journée des doctorants du ministère, la ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, a remis, le 24 septembre, les premiers Prix de thèse du ministère, destinés à récompenser la recherche agronomique et vétérinaire. Parmi les sept lauréats, deux ont consacré leur thèse à des sujets au coeur de la santé publique vétérinaire.

Cette première édition a reçu plus de 70 candidatures. Un comité de neuf scientifiques, présidé par Christian Huyghe (Inrae*), a choisi les lauréats selon « la qualité scientifique de leurs travaux » et « leur contribution aux enjeux des politiques publiques portées par le ministère ».

Le concours comptait deux catégories. Le prix « Enseignement supérieur agricole » récompense des thèses encadrées par un enseignant-chercheur de l'enseignement supérieur agricole. Le prix « Parcours doctoral au MAASA** » est réservé aux agents du ministère (IPEF, IAE, ISPV) qui ont fait une thèse dans le cadre de la formation complémentaire par la recherche.

Se préparer aux défis de demain

Les deux lauréats dont les sujets touchent la santé publique vétérinaire sont récompensés dans la première catégorie.

Thomas Gastellu est ainsi distingué pour ses travaux sur l'exposition chronique aux contaminants chimiques présents dans l'alimentation (plomb, cadmium, mercure, arsenic inorganique). Ses résultats aident « à mieux caractériser les risques liés à ces expositions et à éclairer les enjeux de sécurité sanitaire des aliments ». Il a soutenu sa thèse à Oniris et l'a réalisée au sein de l'UMR Laberca (Oniris, Inrae).

Notre consoeur Rebecca Hibbard est récompensée pour ses recherches sur le « bon usage des antibiotiques » en élevage avicole. Elle s'appuie notamment sur une comparaison entre la France et l'Indonésie. Ses travaux montrent « les leviers qui permettent de mieux maîtriser l'utilisation des antibiotiques et contribuent aux politiques publiques de lutte contre l'antibiorésistance, notamment dans le prolongement des plans ÉcoAntibio ». Sa thèse, soutenue à l'université de Toulouse, a été réalisée au sein de l'UMR IHAP (Inrae, ENVT***). M.J.

* Inrae : Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement.

** MAASA : ministère de l'Agriculture, de l'Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire.

*** ENVT : école nationale vétérinaire de Toulouse.

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